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Ça nous grattouille --- Protection Sociale Complémentaire : Mensonge Présidentiel

Le 12 mars 2020, 5 jours avant un confinement historique en pleine pandémie de Covid-19, le Président de la République déclarait à la France entière :

Mes chers compatriotes, il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour, interroger les faiblesses de nos démocraties.

Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre Etat-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe.

Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché.

Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d’autres est une folie.

Nous devons en reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France, une Europe souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main.

Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai.

5 ans plus tard, l’annonce du choix d’ALAN, SA à conseil d’administration, pour le marché pour la couverture santé des 135 000 agents du ministère de l’Économie et des Finances va à l’encontre du discours d’Emmanuel Macron.

 La réponse à l’interrogation du modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour, à savoir le libéralisme économique, est de confier les clés de la complémentaire santé des agents de la DGFIP à ALAN, un groupe privé ?

Croyez-vous que, pour ALAN, une santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre Etat-providence ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe ?

Pensez-vous que, pour les actionnaires d’ALAN, il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché ? ALAN, dont les soutiens financiers européens, américains et asiatiques sont des fonds de capital-risque, une compagnie d’assurance, une société de portefeuille, une société d’investissement, un gestionnaire de fonds institutionnels et une banque.

Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d’autres est une folie. C’est pourtant ce qu’a choisi l’Etat en confiant notre santé à ALAN.

Avec ALAN, allons-nous reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France, une Europe souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main ?

Le choix d’ALAN est il une décisions de rupture ? Oui, avec la solidarité représentée par la MGEFI, votre partenaire historique. Ce n’est pas ce que MACRON nous avait déclaré en 2020.

Alors, pas question de laisser l’Etat choisir pour nous. Nous refusons de brader notre santé pour alimenter les marchés financiers et leurs actionnaires.

La CGT Finances Publiques s’oppose fermement à ce choix.

Article publié le 23 juin 2025.


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